Santé & Bien-être
Des sources alternatives de CBD existent‑elles ? Rencontrez Trema Micrantha Blume

Des chercheurs étudient des plantes autres que le cannabis comme sources de cannabinoïdes et de composés qui interagissent avec les récepteurs cannabinoïdes. Un exemple est Trema micranthum, également connu sous le nom de Trema micrantha. La recherche a examiné à la fois le CBD et le THC dans cette plante. Elle demeure un sujet de recherche, et non un substitut établi aux médicaments dérivés du cannabis.
Qu’est‑ce qui a changé depuis l’annonce sur le Trema ?
Une annonce de juin 2023 de l’Université fédérale de Rio de Janeiro décrivait la présence de CBD dans les fruits et les fleurs de cet arbre brésilien, sans THC associé. Cela a suscité de l’intérêt quant à la possibilité qu’il constitue une autre source de CBD. Des articles ultérieurs sont essentiels pour interpréter cette affirmation :
- Juillet 2024 : une étude analytique négative. Des chercheurs examinant deux échantillons du Midwest du Brésil ont constaté qu’un test de couleur initial suggérait la présence de cannabinoïdes, mais des analyses plus sélectives ne les ont pas confirmés. L’étude in Plants a attribué ce résultat de dépistage à d’autres composés et a mis en garde contre la confiance exclusive dans une réaction colorimétrique.
- Novembre 2024 : détection à l’aide de méthodes haute résolution. Une étude Scientific Reports distincte a signalé la présence de CBD, THC, CBDA et THCA A dans des extraits de fruits, de feuilles et d’inflorescences. Aucun de ces composés n’a été détecté dans les branches. Les concentrations rapportées étaient très faibles et exprimées par gramme d’extrait. Ces résultats contredisent la description générale de la plante comme étant dépourvue de THC.
- 2025 : profilage chimique élargi. Un article Chemistry & Biodiversity a approfondi l’enquête en utilisant des outils de spectrométrie de masse pour caractériser la composition des cannabinoïdes. Cela fait progresser la recherche chimique ; cela ne démontre pas que le thé de Trema ou un extrait commercial traite une pathologie médicale.
Les études ont utilisé des échantillons et des approches analytiques différents. Leurs résultats divergents doivent être rapportés ouvertement plutôt que réduits à la promesse simpliste que l’arbre fournit un CBD abondant et peu coûteux. La confirmation indépendante, les rendements reproductibles et les spécifications fiables des produits restent des questions importantes.
Pourquoi la détection n’établit pas un médicament
La découverte d’une molécule constitue le point de départ d’un processus de développement. Une source médicinale utile doit fournir une quantité constante, permettre une extraction et une purification fiables, et répondre aux exigences de qualité. Un produit fini doit ensuite disposer de preuves de son innocuité et de son usage clinique prévu.
Les études sur le Trema ci‑dessus n’établissent ni dose humaine efficace, ni préparation domestique sûre, ni avantage de coût par rapport au chanvre. De même, l’usage traditionnel n’établit pas ces éléments. L’identité de la plante, les conditions d’extraction, les contaminants et d’autres constituants peuvent influencer ce que reçoit réellement une personne.
Les allégations concernant le soulagement de la douleur ou l’anxiété nécessitent des preuves pour le composé spécifique, la formulation et la condition. Elles ne peuvent pas être automatiquement transférées à chaque plante contenant un cannabinoïde.
Une plante différente n’échappe pas automatiquement à la réglementation
Le cadre 2026 d’Anvisa fixe des exigences de contrôle sanitaire pour la culture par des entités légales à des fins médicinales ou pharmaceutiques et de recherche scientifique. Il s’agit d’une voie d’autorisation réglementée, et non d’une culture sans restriction.
Ce cadre n’autorise pas en soi un médicament dérivé du Trema. La possibilité de cultiver une plante et la fabrication, la commercialisation ou la prescription d’un composé extrait sont des questions distinctes. Une origine non‑cannabis ne doit pas être présentée comme une exemption universelle aux règles relatives aux médicaments ou aux substances contrôlées.
Autres plantes : cibles similaires, preuves différentes
Echinacea
Des recherches en laboratoire sur les alkylamides d’Echinacea ont révélé des effets liés aux récepteurs cannabinoïdes et d’autres effets sur la signalisation immunitaire. Ces composés ne sont pas du CBD. L’activité sur les récepteurs ne prouve pas qu’une préparation d’échinacée remplace un médicament cannabinoïde ou soulage la douleur de manière fiable.
Helichrysum umbraculigerum
L’espèce concernée est une plante sud‑africaine, et non une catégorie générale d’herbes méditerranéennes. Une étude Nature Plants 2023 a caractérisé des cannabinoïdes de type cannabis, dont l’acide cannabigérolique (CBGA), ainsi que leurs voies biosynthétiques. Le CBGA est lié au CBG, mais l’identification de ces molécules ne prouve pas un bénéfice thérapeutique des produits génériques d’Helichrysum.
Radula Liverworts
Le perrottétinène est un composé analogue au THC présent dans certaines liverworts. Une étude expérimentale 2018 a montré des effets dépendants du récepteur CB1 chez la souris, notamment une réduction du mouvement et des réponses à la douleur modifiées. Elle n’a pas établi l’existence d’un produit récréatif sûr et plus doux, ni d’un médicament efficace contre la douleur chez l’homme.
Les plantes alternatives peuvent révéler une chimie utile et de nouvelles possibilités de production. Les preuves soutiennent la poursuite des investigations, tandis que les affirmations concernant des traitements prêts à l’emploi, plus sûrs, moins chers ou légalement non restreints exigent bien plus que la simple détection d’un cannabinoïde.












