Règlementation

La 67e Commission des stupéfiants de l’ONU : Plus de silence

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La 67e session de la Commission des stupéfiants de l’Organisation des Nations Unies (CND) s’est tenue à Vienne du 14 au 22 mars 2024. La session a mis en lumière plusieurs points de douleur pour l’industrie du cannabis, notamment l’impact disproportionné des politiques de drogue punitives sur les communautés marginalisées.

Cet article met en évidence un événement parallèle tenu le 17 mars 2024, qui a résonné avec des préoccupations urgentes concernant les injustices raciales, dans ce cas, le Royaume-Uni.

“Plus de silence : amplifier les voix des populations touchées de manière disproportionnée par les politiques de drogue punitives.”

Katrina Ffrench, représentant Unjust UK, a présenté un récit poignant mettant en évidence les conséquences alarmantes des pratiques discriminatoires entourant les incidents liés au cannabis. Ffrench a rappelé le cas troublant de Child Q, une fille noire de 15 ans soumise à une fouille corporelle humiliante à l’école après une accusation sans fondement de possession de cannabis ; aucune preuve n’a été trouvée.

L’incident traumatisant a souligné le racisme systémique au sein des institutions éducatives et de l’application de la loi.

Ffrench a également mis en évidence les disparités raciales persistantes dans les pratiques policières, en citant des statistiques alarmantes. Plus de 2 000 fouilles corporelles d’enfants ont lieu chaque année, avec une proportion disproportionnée de 20 % ciblant les enfants noirs, qui ne représentent que 3 % de la population. Les tactiques de contrôle et de fouille, souvent justifiées par l’odeur présumée de cannabis, ciblent de manière disproportionnée les individus noirs, perpétuant des stéréotypes nuisibles et amplifiant les tensions entre les forces de l’ordre et les communautés marginalisées.

En illustrant les conséquences dramatiques de telles pratiques, Ffrench a rappelé le cas de Jordan Walker-Brown, dont la rencontre avec la police a conduit à une paralysie tragique après avoir été taser lors d’une opération liée au cannabis. De même, le traitement injuste de l’athlète Bianca Williams et de sa famille, soumis à des tactiques de contrôle et de fouille non justifiées, a souligné les préjugés raciaux profondément ancrés dans les pratiques policières.

Le récit présenté par Ffrench a encapsulé un problème mondial plus large, soulignant la nécessité de remettre en question les stéréotypes prévalants et de démanteler les injustices systémiques. Malgré les garanties législatives, telles que les réglementations interdisant les contrôles et les fouilles basés uniquement sur l’odeur de cannabis, l’application de ces dispositions est souvent négligée, perpétuant les profils raciaux et exacerbant les divisions sociales.

Le discours à la 67e Commission des stupéfiants de l’ONU a souligné l’impératif de réformes globales, axées sur l’équité, la justice et les droits de l’homme. Le témoignage de Ffrench a servi de cri d’alarme, exhortant les décideurs et la société civile à affronter les inégalités profondément ancrées perpétuées par les politiques de drogue punitives et à œuvrer pour une approche plus inclusive, plus juste et plus compassionnelle de la lutte contre la drogue.

Lydia K. (Bsc. RN) est une rédactrice en matière de cannabis, ce qui, compte tenu de l'endroit où vous lisez ceci, a tout à fait du sens. Actuellement, elle est une rédactrice régulière pour Mace Media. Dans le passé, elle a écrit pour MyBud, RX Leaf & Dine Magazine (Canada), CBDShopy (UK) et Cannavalate & Pharmadiol (Australie). Elle est particulièrement connue pour écrire des articles de nouvelles époustouflants et des pièces médicales. Occasionnellement, elle s'écarte des nouvelles et de la science et crée des articles humoristiques. Et elle adore cela ! Elle apprécie également la crème glacée, comme devraient le faire toutes les personnes raisonnables.