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Arome du cannabis : les terpènes prennent du recul dans une étude récente

Depuis des années, le monde du cannabis a célébré les terpènes comme les puissances aromatiques qui donnent à chaque variété son parfum distinctif. Le myrcène, le limonène et le pinène – ces composés ont été les vedettes des arômes de cannabis, considérés comme les seuls architectes de ce bouquet sucré, terrestre ou citrin. Mais qu’est-ce que tout ce que nous pensions savoir sur les arômes de cannabis était faux ?
Dans une étude révolutionnaire qui remet en question la sagesse conventionnelle, les chercheurs ont jeté une nouvelle lumière sur les secrets aromatiques du cannabis. Contrairement à la croyance largement répandue que les terpènes sont les principaux moteurs de ces parfums uniques, cette étude suggère qu’il y a plus dans l’histoire que ce qui frappe l’œil.
Une étude qui a été publiée récemment dans la revue ACS Omega nous emmène dans le monde aromatique de Cannabis sativa L. Elle commence par reconnaître la présence de terpènes comme le ß-myrcène, le D-(+)-limonène, le ß-caryophyllène et le terpinolène, souvent trouvés en quantités importantes dans différentes variétés de cannabis. Ces composés n’ont pas seulement contribué à la classification des variétés de cannabis, mais ont également joué un rôle dans l’étiquetage des produits de cannabis légaux.
Voici le twist
L’étude révèle que même si les terpènes contribuent à l’arôme caractéristique du cannabis et aident à différencier les variétés de manière générale, ils ne sont peut-être pas les principaux architectes de parfums spécifiques. Cette découverte remet en question la croyance profondément ancrée que les terpènes sont seuls responsables des arômes sucrés, savoureux ou citrins que les amateurs de cannabis ont appris à aimer.
Alors, si les terpènes ne sont pas les seuls architectes aromatiques, qu’est-ce qui est responsable de la diversité des parfums que nous rencontrons dans le monde du cannabis ?
L’étude pointe vers une variété de composés mineurs non terpénoïdes comme influencés potentiels de l’arôme. Ces composés ont des corrélations fortes avec des arômes non prototypiques sucrés ou savoureux produits par le cannabis.
Une révélation passionnante est l’existence d’une nouvelle classe de composés soufrés volatils (VSC) avec un groupe fonctionnel 3-mercaptohexyl. Ces composés sont censés être responsables des arômes citrins distincts trouvés dans des variétés de cannabis spécifiques. De plus, la skatole (3-méthylindole) a été identifiée comme un contributeur clé à l’arôme chimique dans d’autres variétés.
Cette étude ne remet pas seulement en question la sagesse conventionnelle ; elle réécrit tout le récit entourant les arômes de cannabis. Elle met en évidence la richesse et la complexité de la composition chimique de Cannabis sativa L. et, dans le processus, souligne la possibilité que les terpènes aient été surestimés dans le contexte de l’arôme de cannabis.
Alors que l’industrie du cannabis continue d’évoluer, cette révélation pourrait conduire à une compréhension plus nuancée des complexités aromatiques des différentes variétés. C’est un moment passionnant pour les amateurs de cannabis et les chercheurs, alors que nous nous lançons dans un voyage pour découvrir les véritables secrets des parfums de la plante.
Donc, la prochaine fois que vous vous livrez à votre variété de cannabis préférée, rappelez-vous que l’arôme peut être le résultat d’une symphonie de composés au-delà des terpènes. L’aventure olfactive du cannabis vient de devenir encore plus intrigante et mystérieuse, nous défiant de regarder au-delà de ce que nous pensions savoir.












