Santé & Bien-être

Le cannabis peut-il être utilisé pour traiter l’épilepsie ?

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Oui, une forme de prescription purifiée de cannabidiol peut réduire les crises dans certains syndromes épileptiques. Cette preuve ne signifie pas que la fleur de cannabis, les produits à base de THC ou les huiles de CBD vendues au détail sont des traitements reconnus de l’épilepsie en général. Le diagnostic, la formulation et le suivi médical sont essentiels.

Qu’est‑ce qui est approuvé pour l’épilepsie ?

Les Informations sur la prescription d’Epidiolex actuelles aux États‑Unis couvrent les crises associées au syndrome de Lennox‑Gastaut, au syndrome de Dravet et au complexe de sclérose tubéreuse chez les patients âgés d’un an et plus. Epidiolex est une solution orale de cannabidiol sur ordonnance.

CBD ne produit pas le même effet psychoactif que le THC. Son mécanisme anticonvulsif précis chez l’homme demeure inconnu ; l’étiquette indique qu’il ne semble pas agir via les récepteurs cannabinoïdes. Le système endocannabinoïde n’est donc pas une explication complète de ses effets cliniques.

Ce que les essais ont réellement démontré

Dans un essai randomisé de 2017 sur le syndrome de Dravet, 120 enfants et jeunes adultes ont reçu du cannabidiol ou un placebo en complément de leur traitement anti‑crise existant. Le nombre médian mensuel de crises convulsives est passé de 12,4 à 5,9 avec le cannabidiol, contre 14,9 à 14,1 avec le placebo. Les effets indésirables sont survenus plus fréquemment avec le cannabidiol. Cela a démontré une réduction des crises, mais pas une guérison universelle ni la preuve que les médicaments existants pouvaient être arrêtés.

Un essai randomisé dans le complexe de sclérose tubéreuse a également testé le cannabidiol purifié comme traitement additionnel. La réduction des types de crises évalués comme critère principal était de 48,6 % dans le groupe de 25 mg/kg/jour contre 26,5 % avec le placebo. La dose expérimentale plus élevée n’a pas entraîné une réduction plus importante et présentait des inconvénients de tolérance. Il s’agit de doses de recherche supervisées, et non d’instructions pour doser une huile vendue au détail.

Les essais soutiennent des formulations et des conditions particulières. Ils ne doivent pas être généralisés à tous les types de crises ni à des produits contenant des ingrédients et des concentrations de cannabinoïdes différents.

Pourquoi la supervision médicale est‑elle nécessaire

Le CBD sur ordonnance peut provoquer diarrhée, perte d’appétit, somnolence et élévation des enzymes hépatiques. Son étiquette exige des analyses sanguines hépatiques avant le traitement et un suivi continu. Le valproate augmente le risque hépatique ; le CBD peut également augmenter l’exposition au métabolite actif du clobazam. Le prescripteur doit examiner la liste complète des médicaments et ajuster le traitement si nécessaire.

Ne cessez pas brusquement l’Epidiolex ou tout autre traitement anti‑crise prescrit sans orientation médicale. Un arrêt soudain peut détériorer le contrôle des crises. Suivez le plan de dosage et de suivi du clinicien plutôt que de copier le régime d’un autre patient.

Tenez un journal des crises consignant le type de crise, la fréquence, la durée, les déclencheurs possibles et les changements de traitement. Apportez‑le aux consultations avec les détails des effets indésirables. Réduire le nombre de crises est précieux, mais la vigilance, la nutrition et le fonctionnement quotidien sont également importants pour déterminer si le traitement est efficace.

Le cannabis vendu au détail n’est pas un substitut équivalent

La FDA distingue les médicaments approuvés des produits à base de cannabis et de CBD non approuvés. Une bouteille commercialisée pour le bien‑être n’a pas nécessairement été évaluée pour le traitement des crises, le dosage fiable ou les interactions. Une description « riche en CBD » n’établit pas d’équivalence avec une formulation sur ordonnance.

Si les crises restent incontrôlées, consultez un spécialiste de l’épilepsie pour le diagnostic et l’ensemble des options thérapeutiques. L’Organisation mondiale de la santé note que de nombreuses personnes peuvent devenir libres de crises grâce à un diagnostic et un traitement appropriés, et que la chirurgie peut bénéficier à certains patients qui répondent mal aux médicaments. Le cannabis ne doit pas retarder cette évaluation.

Élaborez un plan d’action en cas de crise

Le CBD n’est pas un substitut aux médicaments de secours prescrits ou aux soins d’urgence. Suivez le plan d’action en cas de crise de la personne concernée et assurez‑vous que les aidants savent où se trouve le médicament de secours et comment l’utiliser.

Les consignes de premiers secours en cas de crise du CDC recommandent de rester auprès de la personne, de la protéger des blessures et de chronométrer la crise. Ne la retenez pas et ne mettez rien dans sa bouche. Retournez‑la doucement sur le côté lorsqu’elle est allongée, et ne lui offrez pas de nourriture ou d’eau tant qu’elle n’est pas complètement alerte.

Composez le 911 si une crise dure plus de cinq minutes, si une autre suit rapidement, si la personne a des difficultés à respirer ou à se réveiller ensuite, ou si une blessure survient. Une première crise ou une crise dans l’eau nécessite également une assistance d’urgence. Utilisez le numéro d’urgence local en dehors des États‑Unis.

Yan est un professeur de musique qui est passionné par l'exploration du monde du cannabis et de tous les avantages incroyables qu'il a à offrir. Vous pouvez le surprendre en train de jouer ses airs préférés tout en se plongeant dans les merveilles de cette plante incroyable chaque fois que possible.