Santé & Bien-être

Défis dans l’industrie canadienne du cannabis : destruction massive de cannabis invendu depuis 2018

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Depuis la légalisation de la vente de cannabis récréatif en 2018, le Canada est confronté à un défi important dans la gestion de la dynamique de l’offre et de la demande au sein de son industrie du cannabis réglementée. Les données récentes de Santé Canada révèlent que les producteurs autorisés ont été contraints de détruire une quantité sans précédent de cannabis invendu et non emballé, mettant en lumière la lutte continue pour atteindre l’équilibre dans ce marché émergent.

Au cours de la période allant de 2018 à la première moitié de 2023, une quantité stupéfiante de 3,7 millions de livres (1,7 milliard de grammes) de fleurs sèches invendues et non emballées ont été détruites par les entreprises canadiennes de cannabis. La destruction comprenait environ 24 millions de paquets de cannabis, selon les données divulguées par Santé Canada. Cela indique un problème important de surapprovisionnement, avec la destruction de produits anciens et à faible teneur en THC qui manquent de demande sur le marché.

Les analystes de l’industrie attribuent l’excédent à la ruée initiale des cultivateurs autorisés pour produire en masse du cannabis, alimentée par la focalisation du marché boursier sur la capacité de production plutôt que sur la demande du marché. L’âge d’or des actions de cannabis, qui a duré de 2017 à environ 2020, a conduit à la construction de serres géantes qui ont souvent échoué à produire le marijuana de haute qualité et à haute teneur en THC souhaité par les consommateurs.

Plusieurs facteurs ont contribué à la destruction de cannabis, notamment les fermetures d’entreprises et les insolvabilités, qui obligent à détruire les stocks invendus. Les exigences d’étiquetage qui poussent les consommateurs vers les produits à haute teneur en THC, couplées à la surproduction de souches indésirables, ont encore aggravé le problème. De plus, les préférences de certains grossistes provinciaux pour les produits à haute teneur en THC ont laissé un excédent de cannabis à faible teneur en THC sans marché viable.

La fermeture de grandes serres au cours des dernières années a réduit la capacité de production de cannabis, signalant un potentiel déplacement vers l’équilibre entre l’offre et la demande. À partir de juin 2023, les données de Santé Canada ont indiqué un stock non emballé d’environ 1,2 milliard de grammes, et les experts de l’industrie suggèrent que la situation de surapprovisionnement pourrait s’intensifier avec la publication des données des mois de culture les plus élevés, septembre, octobre et novembre, connus sous le nom de Croptober.

La vétérane de l’industrie du cannabis Farrell Miller plaide en faveur d’une coordination nationale accrue entre les régulateurs fédéraux et provinciaux, soulignant la nécessité d’une approche globale de l’octroi de licences et de la surveillance. Elle suggère qu’un effort de coordination plus important fournirait des informations précieuses sur le mouvement des produits, aidant à aligner la production sur la demande des consommateurs. Miller souligne l’importance de fixer des exigences minimales de THC pour les détenteurs de licences de culture afin de garantir la pertinence du marché et de prévenir l’accumulation et la destruction ultérieure de produits de cannabis à faible impact.

La destruction massive de cannabis au Canada met en évidence les défis que l’industrie doit relever pour atteindre un équilibre délicat entre production et demande. Alors que le pays continue de naviguer dans les complexités de son marché du cannabis en évolution, un effort de coordination entre les régulateurs fédéraux et provinciaux, couplé avec l’adhésion aux tendances du marché, est essentiel pour une croissance durable et la prévention de nouveaux gaspillages de cannabis.

Cette histoire a été publiée pour la première fois par MJBizdaily.

Melanie est une rédactrice dans l'industrie du cannabis avec une passion pour éduquer les auditoires sur les bienfaits et les progrès du cannabis. Elle adore créer du contenu qui résonne avec les lecteurs et déclenche des conversations significatives.