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Le cannabis est-il légal en Suisse ? Comprendre les lois sur le cannabis et la marijuana en Suisse (année)

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Switzerland

Le cannabis en Suisse se trouve dans trois catégories légales différentes en même temps. Le cannabis médical est légal et disponible sur ordonnance. Les produits de cannabis à faible teneur en THC et les produits à base de CBD sont vendus ouvertement dans les magasins. Le cannabis récréatif (non médical) contenant plus de 1 % de THC est toujours interdit, bien que les adultes pris en possession de petites quantités ne soient pas condamnés à une peine de prison, mais à une amende modeste. En même temps, la Suisse mène l’un des plus importants ensembles d’essais récréatifs de cannabis supervisés par le gouvernement en Europe et rédige une loi nationale qui légaliserait et régulerait le marché adulte. Ce guide explique ce qui est légal aujourd’hui, quels sont les penalties et où va la loi.

Le cannabis est-il légal en Suisse ?

Le cannabis est partiellement légal en Suisse. Son statut dépend du produit et de l’objectif :

  • Cannabis médical — légal sur ordonnance depuis que la loi a changé en 2022.
  • CBD et cannabis à faible teneur en THC (moins de 1 % de THC) — légal pour la production, la vente et l’achat.
  • Cannabis récréatif (1 % de THC ou plus) — toujours interdit, mais la possession de jusqu’à 10 grammes pour usage personnel n’est pas un délit, et la consommation d’adultes est traitée comme une infraction mineure.
  • Ventes réglementées pour adultes — actuellement autorisées uniquement pour les participants enregistrés dans des essais scientifiques officiels dans plusieurs villes.

Le cannabis reste classé comme une substance narcotique contrôlée en vertu de la loi fédérale sur les stupéfiants, donc la règle par défaut est que la culture, l’importation, la production et la vente sont interdites, sauf si une exception spécifique s’applique. La politique des drogues de la Suisse est basée sur un modèle “quatre piliers” de longue date de prévention, de thérapie, de réduction des risques et d’application, et ses réformes actuelles du cannabis sont axées sur la santé publique plutôt que sur la libéralisation commerciale. Le cannabis est toujours la substance illégale la plus utilisée dans le pays : les autorités fédérales de la santé estiment qu’environ 220 000 personnes l’utilisent régulièrement à des fins non médicales, un chiffre qui est resté élevé et stable pendant des années, aux côtés d’un marché illicite important.

Le cannabis médical est-il légal en Suisse ?

Oui. Le cannabis médical est légal et peut être prescrit par un médecin et délivré par des pharmacies. Le changement décisif est intervenu le 1er août 2022, lorsque une modification de la loi sur les stupéfiants a supprimé l’exigence d’une licence exceptionnelle fédérale pour chaque ordonnance. Avant cette date, chaque prescription de cannabis médical nécessitait une autorisation fédérale individuelle, ce qui rendait l’accès lent et bureaucratique.

Sous les règles actuelles, les médecins décident du traitement directement avec leurs patients, et le choix de prescrire des médicaments à base de cannabis repose sur le médecin traitant. La réforme a également permis aux entreprises suisses de cultiver et d’exporter du cannabis médical à des fins commerciales, à condition qu’elles détiennent la licence nécessaire de Swissmedic, l’autorité nationale pour les produits thérapeutiques. Pour établir la base de preuves, le FOPH collecte des données pseudonymisées sur les traitements au cannabis médical jusqu’en 2029.

Le cannabis médical est généralement considéré pour des symptômes tels que des douleurs chroniques, une spasticité musculaire et des nausées ou une perte de poids liées au traitement, généralement lorsque les traitements standard n’ont pas fonctionné ou comme thérapie complémentaire. Une évaluation technologique fédérale de la santé a constaté que les preuves sur l’efficacité pour les douleurs chroniques et les spasmes musculaires sont limitées et associées à des coûts plus élevés, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles la couverture et les prescriptions sont soigneusement gérées.

Le cannabis récréatif est-il légal en Suisse ?

Non. Le cannabis récréatif contenant 1 % de THC ou plus est illégal en Suisse pour le grand public. La culture, l’importation, la production et la vente sont interdites, et le seul endroit où les adultes peuvent légalement acheter du cannabis réglementé pour un usage non médical est à l’intérieur d’un essai scientifique autorisé. Le FOPH est explicite sur le fait que, en dehors de ces essais, l’interdiction du cannabis reste pleinement en vigueur.

Ce qui distingue la Suisse, c’est qu’elle a choisi de tester l’accès réglementé par le biais d’expériences contrôlées plutôt que de laisser la question au marché illicite seul. Ces essais, décrits plus en détail ci-dessous, sont conçus pour produire des données concrètes pour le projet de loi national de légalisation qui progresse actuellement au parlement.

Quelles sont les peines pour le cannabis en Suisse ?

Les peines varient en fonction de la quantité et de l’activité. La possession de jusqu’à 10 grammes de cannabis pour usage personnel n’est pas un délit : la loi a traité cette “quantité négligeable” comme non punissable depuis que la règle est entrée en vigueur le 1er octobre 2013. Les adultes pris en flagrant délit de consommation de cannabis peuvent se voir infliger une amende forfaitaire de 100 francs suisses, qui est payée comme un ticket de parking et ne comporte pas de casier judiciaire.

Au-delà de l’usage personnel, le tableau change nettement. Le trafic, la culture, la possession de quantités plus importantes constituent un délit qui peut entraîner une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans ou une peine pécuniaire, avec des peines minimales plus sévères pour les cas aggravés, tels que le trafic qui met en danger de nombreuses personnes ou génère de gros profits. Fournir du cannabis à quiconque ayant moins de 18 ans constitue un délit distinct. Conduire sous l’influence est traité sévèrement, avec une approche de tolérance zéro pour le THC au volant.

Le CBD est-il légal en Suisse ?

Oui. Le CBD est légal en Suisse, et le pays a l’un des cadres les plus permissifs d’Europe. La clé est le seuil de THC : les produits de cannabis contenant moins de 1 % de THC sont en dehors du champ d’application de la loi sur les stupéfiants, donc les fleurs de CBD, les huiles et autres formulations peuvent être produites et vendues légalement. Les produits à base de CBD sont largement disponibles dans les magasins de tabac, les kiosques et les magasins spécialisés.

La légalité dépend encore de la catégorie de produit. Un huile de CBD, un supplément alimentaire, un cosmétique ou un vaporisateur doit chacun se conformer aux règles suisses ordinaires régissant ce type de produit — denrées alimentaires, cosmétiques, produits chimiques ou loi sur les produits thérapeutiques — et les régulateurs suisses publient des lignes directrices conjointes pour clarifier la manière dont les produits à base de cannabidiol sont classés et quels sont les normes que chaque catégorie doit respecter. Le plafond de 1 % de THC de la Suisse est nettement plus élevé que celui de l’Union européenne, où les régulateurs continuent de lutter avec la politique des cannabinoïdes ; l’UE envisage même de reclasser le CBD dans les cosmétiques, un débat auquel la Suisse n’est pas tenue de participer car elle n’est pas membre de l’UE.

Le chanvre est-il légal en Suisse ?

Oui. Le chanvre industriel et le chanvre à faible teneur en THC sont légaux en Suisse. Puisque la limite pour une substance narcotique contrôlée est fixée à 1 % de THC, le chanvre et les produits de “cannabis light” en dessous de ce niveau peuvent être cultivés et commercialisés sans tomber sous le contrôle des stupéfiants. C’est une limite plus généreuse que le plafond de 0,3 % de THC que l’Union européenne applique au chanvre industriel.

Cette différence est importante pour les entreprises et les voyageurs, car un produit de chanvre ou de CBD qui est parfaitement légal en Suisse peut être illégal pour le transporter à travers la frontière. Plusieurs États membres de l’UE resserrent leurs propres règles — la Grèce, par exemple, a décidé de interdire les ventes au détail de fleurs de chanvre malgré les avertissements de conflit avec le droit de l’UE — donc le seuil suisse ne doit pas être supposé s’appliquer ailleurs.

Les essais pilotes de cannabis récréatif en Suisse

La Suisse teste les ventes récréatives réglementées par le biais d’une série d’essais scientifiques pilotes qui permettent aux résidents adultes enregistrés d’acheter du cannabis de qualité contrôlée légalement. La base juridique a été créée lorsque une modification de la loi sur les stupéfiants est entrée en vigueur le 15 mai 2021, ajoutant une disposition (article 8a) qui permet au FOPH d’autoriser des essais à durée limitée, localement restreints, pour une durée maximale de dix ans. Les essais sont strictement réglementés : les produits sont suivis de la graine à la vente, la publicité est interdite, les mineurs sont exclus et le personnel fournit des informations et des conseils sur la santé au point de vente.

Il y a maintenant huit essais pilotes autorisés en cours dans tout le pays, testant différents modèles de distribution — pharmacies, points de vente sans but lucratif, magasins plus commerciaux, clubs sociaux de cannabis et, plus récemment, des ventes en ligne avec livraison à domicile :

  • WeedCare — canton de Bâle-Ville, le premier essai à commencer à dispenser en janvier 2023, par le biais de pharmacies.
  • Züri Can — l’essai de la ville de Zurich, le plus important du pays.
  • SCRIPT — Berne, Bienne et Lucerne, axé sur les ventes de pharmacies sans but lucratif avec des conseils.
  • Cann-L — la ville de Lausanne.
  • La Cannabinothèque — Vernier, dans le canton de Genève.
  • Grashaus Projects — Liestal et Allschwil, dans le canton de Bâle-Campagne.
  • Cannabis Research Zürich — une étude distincte, plus importante, dans le canton de Zurich.
  • CanLeg — le canton de Saint-Gall, lancé en 2026 et dirigé par l’ETH Zurich et l’Université de Zurich ; c’est le premier essai à tester la commande en ligne avec livraison à domicile.

La dernière évaluation globale des essais, publiée en janvier 2026 par l’Université de Lausanne et l’Université des sciences appliquées et des arts de Suisse occidentale, s’appuie sur environ 10 500 participants à travers les projets. Ses premières conclusions sont frappantes : les ventes légales ont été bien accueillies, la consommation n’a pas augmenté malgré un accès plus facile, et il y a eu un changement mesurable vers une utilisation à plus faible risque, telle que le vapotage, les aliments et les produits à faible teneur en THC. Le rapport n’a trouvé aucun impact négatif sur la santé physique ou mentale des participants, et les essais ont fixé des prix plus élevés pour les produits à teneur en THC plus élevée pour inciter les consommateurs à choisir des options plus sûres. La conception détaillée de l’étude WeedCare à Bâle — une comparaison aléatoire et contrôlée entre les achats de pharmacies réglementés et le marché noir — illustre à quel point ces projets sont menés de manière rigoureuse.

La Suisse va-t-elle entièrement légaliser le cannabis ?

La Suisse rédige activement une loi nationale pour légaliser et réglementer le cannabis pour adultes, mais ce n’est pas encore une loi et cela reste encore plusieurs années. Le véhicule est un projet de loi sur les produits du cannabis (Cannabisproduktegesetz, ou CanPG), qui met en œuvre une initiative parlementaire — déposée par l’ancien conseiller national Heinz Siegenthaler — que les comités de la santé des deux chambres ont approuvés en 2021. Un sous-comité a rédigé le projet de loi, et le Comité de la sécurité sociale et de la santé du Conseil national a adopté le projet préliminaire en février 2025.

Le comité a ensuite ouvert une consultation publique qui a eu lieu du 29 août au 1er décembre 2025, en publiant le projet de loi complet pour commentaires pour la première fois. Les réponses ont été substantielles et divisées, et le 7 mai 2026, le comité a renvoyé le projet à son sous-comité pour révision afin que les nombreuses amendements proposés puissent être intégrés avant un vote parlementaire. Cette référence a repoussé le calendrier ; les essais pilotes existants sont prolongés pendant que le travail législatif se poursuit.

Comme rédigé, le projet de loi maintient le cannabis comme une substance narcotique, mais lève l’interdiction générale pour les adultes, leur permettant d’acheter, de posséder et de consommer du cannabis, ainsi que de cultiver un petit nombre de plantes à la maison. Les ventes ne seront possibles que par le biais d’un nombre limité de points de vente autorisés — ainsi que d’un canal en ligne fédéralement autorisé — sur une base non lucrative, sans publicité, avec des emballages neutres et résistants aux enfants portant des avertissements, et une taxe de direction qui rend les produits à teneur en THC plus élevée plus chers. Le modèle est délibérément axé sur la santé, et les cantons géreront une grande partie de l’application. Puisque toute loi finale pourrait encore être contestée par voie de référendum grâce au système de référendum de la Suisse, un marché légal national est peu probablement ouvert dans les quelques années à venir. Pour plus de contexte sur la manière dont la Suisse s’intègre dans les règles changeantes du continent, voir notre aperçu des marchés du cannabis en Europe et le paysage de la légalisation mondiale.

Les touristes peuvent-ils acheter ou utiliser du cannabis en Suisse ?

Les touristes ne peuvent pas légalement acheter du cannabis récréatif en Suisse. Les programmes d’essais pilotes qui permettent des ventes réglementées sont limités aux résidents adultes enregistrés des villes participantes, donc les visiteurs ne sont pas éligibles pour y participer. Ce que les voyageurs peuvent légalement acheter, ce sont des produits à base de CBD et de cannabis à faible teneur en THC (moins de 1 % de THC), qui sont vendus ouvertement dans les magasins du pays.

Les visiteurs doivent également faire attention aux frontières. Puisque le seuil de THC suisse est plus généreux que celui de ses voisins, un produit acheté légalement dans un magasin suisse peut être illégal pour le transporter à travers la frontière. Quiconque envisage un voyage axé sur le cannabis devrait rechercher les règles locales en premier ; notre guide sur le tourisme du cannabis couvre à quel point les règles de destination changent rapidement. L’hypothèse sûre en Suisse est que tout ce qui dépasse 1 % de THC est interdit aux non-résidents, tandis que la possession de petites quantités pour usage personnel est décriminalisée plutôt que légalisée.

Le point sur le cannabis en Suisse

La Suisse offre un cannabis médical légal, un marché de CBD et de cannabis à faible teneur en THC permissif, et une possession personnelle décriminalisée, tandis que la légalisation récréative complète est encore en cours de construction plutôt que de être adoptée. L’approche axée sur les preuves de la Suisse — de grands essais pilotes gouvernementaux qui alimentent directement un projet de loi national — a fait de ce pays l’une des histoires de politique du cannabis les plus suivies en Europe. Pour l’instant, les règles pratiques sont claires : obtenir une ordonnance pour un usage médical, rester en dessous du seuil de 1 % de THC pour tout ce qui est acheté sur les étagères, et garder les quantités personnelles petites. Que la Suisse devienne le premier pays d’Europe continentale à ouvrir un marché adulte entièrement réglementé dépendra de la manière dont la loi sur les produits du cannabis progresse au parlement et, très probablement, lors d’un référendum national.

Fiona est une rédactrice expérimentée de cannabis et créatrice de contenu, spécialisée dans la rédaction d'articles informatifs et engageants pour l'industrie du cannabis. Elle aime explorer la culture du cannabis et ses tendances en évolution.