Règlementation
Les régulateurs du cannabis du Minnesota prennent des mesures pour combler le vide juridique dans les ventes de chanvre

Les autorités réglementaires du cannabis du Minnesota travaillent activement pour combler une faille juridique qui permet à certains détaillants de chanvre de vendre potentiellement de la fleur de marijuana sans subir de conséquences. Charlene Briner, la directrice intérimaire du nouvel Office de gestion du cannabis, a révélé jeudi qu’un plan est en cours pour inspecter et tester temporairement la fleur de cannabis brute, en garantissant le respect des lois étatiques existantes.
Briner collabore avec d’autres agences, notamment l’Office du cannabis médical et le Département de l’agriculture, pour mettre en œuvre ce processus d’inspection temporaire. L’objectif est d’empêcher la vente de fleur de cannabis qui se fait passer pour du chanvre légal mais qui est en réalité de la marijuana illégale. L’Office de gestion du cannabis (OCM) vise à utiliser les capacités de contrôle existantes et à explorer des moyens pour tester efficacement la fleur de cannabis brute.
L’OCM évalue actuellement la manière de mobiliser des inspecteurs de l’Office du cannabis médical pour agir en son nom et développer la capacité de tester la fleur de cannabis brute. D’autres détails sur ces plans seront partagés à mesure qu’ils seront mis en œuvre, selon Briner.
Pour être légalement vendus à l’heure actuelle, la fleur de chanvre doit contenir 0,3 pour cent de delta-9 THC ou moins. Les plantes de chanvre dans cette limite ne produisent pas d’effets intoxicants lorsqu’elles sont consommées. Cependant, le traitement du chanvre pour les produits alimentaires et les boissons peut augmenter la teneur en THC, entraînant une intoxication potentielle.
La faille dans la loi a attiré l’attention du public l’année dernière lorsque l’ancien directeur de l’Office du cannabis médical, Chris Tholkes, en a parlé sur le podcast national Weed Wonks. Le problème découle du fait que la loi ne donne pas à l’Office du cannabis médical l’autorité sur la fleur non transformée.
Une réunion tenue jeudi entre les régulateurs de l’État et les représentants des associations de shérifs de comté et de chefs de police locaux a abordé ce vide juridique. La discussion a porté sur la régulation civile de la marijuana récréative prévue par la nouvelle loi sur le cannabis et sur le rôle des forces de l’ordre dans la lutte contre les crimes majeurs tels que le trafic de cannabis illégal.
Briner a décrit la réunion comme productive, conduisant à une communication continue entre les régulateurs de l’État et les forces de l’ordre locales alors qu’ils naviguent dans les complexités de la mise en œuvre de la loi pendant la période de transition. La période intérimaire entre la légalisation de la possession et de la culture de petites quantités de marijuana le 1er août et les ventes de détail anticipées, conditionnelles à la rédaction des règles et à la délivrance des licences par le bureau de gestion du cannabis, devrait durer encore 15 mois.
Ce développement a été signalé pour la première fois par MinnPost.












