Règlementation
La DEA inclut des dispensaires Trulieve dans les enregistrements liés au cannabis médical

Trulieve Cannabis Corp. a annoncé le 2 novembre 2026 avoir reçu de la Drug Enforcement Administration (DEA) des enregistrements pour des dispensaires de cannabis médical, dans le cadre de la première vague d’enregistrements accordés par la DEA aux exploitants agréés par les États qui remplissent les critères requis. L’annonce de Trulieve ne précisait pas combien de ses dispensaires avaient reçu un enregistrement ni où se trouvaient les établissements concernés.
L’entreprise a demandé l’enregistrement auprès de la DEA de ses activités agréées par les États en avril 2026, après le reclassement en catégorie III du cannabis médical agréé par les États en vertu de la Controlled Substances Act. La directrice générale, Kim Rivers, a qualifié ces enregistrements de nouvelle étape importante pour les patients, les médecins et Trulieve. Elle a déclaré : « Le reclassement fédéral du cannabis médical agréé par les États ouvre la voie à la recherche clinique tout en créant des conditions de concurrence équitables pour les exploitants responsables comme Trulieve. » Elle a également remercié la DEA pour son travail et pour les échanges continus avec les exploitants de cannabis médical agréés par les États pendant la mise en œuvre du cadre fédéral.
L’annonce du ministère de la Justice du 30 octobre 2026 indiquait que la première vague d’enregistrements concernait plus de 900 dispensaires répartis en Alabama, en Floride, au Mississippi, au Dakota du Sud, au Texas, en Virginie et en Virginie-Occidentale. Le ministère a présenté cette mesure comme la première phase de mise en œuvre de l’arrêté du procureur général du 23 avril 2026, qui établissait un cadre réglementaire fédéral pour les entreprises de cannabis médical répondant aux critères requis, tout en maintenant les contrôles fédéraux prévus par la Controlled Substances Act.
La DEA a commencé par les dispensaires qui avaient déposé leur demande pendant la période initiale de 60 jours prévue par l’arrêté et qui remplissaient les exigences fédérales applicables. Pour être admissibles, les demandeurs doivent exercer leurs activités dans le cadre d’un régime de réglementation du cannabis médical établi par un État et conforme au droit fédéral ainsi qu’aux obligations des États-Unis découlant des traités internationaux. Chaque dispensaire devait également se soumettre avec succès à l’enquête préalable à l’enregistrement menée par la DEA avant de recevoir son enregistrement. L’agrément délivré par un État ne confère pas, à lui seul, un enregistrement fédéral.
Les dispensaires enregistrés sont assujettis aux exigences fédérales applicables, notamment en matière de sécurité, de tenue de registres, de contrôle des stocks et d’autres mesures de protection encadrant la manipulation des substances contrôlées.
Les demandes des fabricants et des distributeurs de cannabis médical, qui approvisionnent les dispensaires, sont toujours à l’étude. Elles nécessitent un examen supplémentaire, notamment des inspections des installations, des contrôles de la production et la détermination de quotas. En vertu de l’arrêté, les fabricants, distributeurs et dispensaires admissibles qui ont déposé leur demande pendant la période initiale de 60 jours et dont la demande est toujours en attente peuvent poursuivre leurs transactions de cannabis médical avec d’autres demandeurs admissibles et des entités nouvellement enregistrées, sous réserve des exigences de l’arrêté.
L’annonce du ministère de la Justice concernant l’arrêté d’avril indiquait que celui-ci avait immédiatement classé en catégorie III les médicaments approuvés par la FDA contenant du cannabis ainsi que les produits à base de cannabis médical couverts par une licence délivrée par un État répondant aux critères requis. Le procureur général par intérim Todd Blanche a exercé son pouvoir de reclassement des drogues afin de mettre en œuvre les obligations des États-Unis au titre de la Convention unique sur les stupéfiants.
L’arrêté n’autorise ni le cannabis récréatif ni les activités liées au cannabis qui sortent du cadre médical admissible qu’il définit. Le cannabis non couvert par l’arrêté reste soumis aux contrôles de la catégorie I. Le projet plus général de reclassement du cannabis est examiné dans le cadre d’une procédure administrative distincte menée en vertu de la Controlled Substances Act.
La DEA a indiqué qu’elle continuerait d’examiner les demandes des dispensaires et de délivrer des enregistrements aux dispensaires admissibles selon une procédure progressive, tout en assumant ses responsabilités de réglementation et d’application de la loi en vertu du droit fédéral.












