Santé & Bien-être
STATES 2.0 Act : état actuel et principales propositions (2026)

Le STATES 2.0 Act est une proposition de réforme fédérale du cannabis visant à respecter les choix des États en matière de légalisation tout en abordant la réglementation fédérale et le transport interétatique. Son nom complet est Strengthening the Tenth Amendment Through Entrusting States 2.0 Act. Il se distingue du States Reform Act, qui porte un autre nom.
La proposition actuelle est H.R. 2934 au 119e Congrès, présentée le 17 avril 2025. Congress.gov la répertorie à l’étape de présentation, après son renvoi aux commissions de la Chambre. Elle n’est pas devenue loi. La version de décembre 2023 évoquée dans les précédents articles appartenait au Congrès précédent.
Comment la proposition traiterait le cannabis légal au niveau des États
En vertu du texte du projet de loi présenté, la plupart des dispositions du Controlled Substances Act ne s’appliqueraient plus aux activités liées au cannabis qui sont conformes à la législation de l’État, sous réserve d’exceptions précisées. Le projet prévoit également le retrait du classement pour le cannabis concerné. Il s’agit d’une approche conditionnelle liée à la conformité, plutôt que d’une exigence imposant à chaque État d’instaurer un marché de consommation adulte.
Un État pourrait continuer à interdire le cannabis. Les entreprises situées dans un État où le cannabis est légal devraient néanmoins respecter les exigences de licence et d’exploitation de cet État. L’aide fédérale n’excuserait pas une activité qui viole sciemment la loi de l’État ou de la tribu concernée.
Le projet comprend des dispositions pour les tribus reconnues au niveau fédéral, mais le texte en vigueur comporte des conditions, dont une condition d’autorisation étatique dans sa disposition de non‑application aux tribus. Une affirmation générale selon laquelle toute activité tribale bénéficierait d’une protection identique, quel que soit le lieu, négligerait cette rédaction.
Transport interétatique
L’article 4 protégerait les expéditions de marijuana admissibles entre les juridictions qui autorisent l’activité concernée. Un État ou une tribu le long du trajet ne pourrait pas interdire une expédition couverte simplement parce qu’elle traverse son territoire. Le projet prévoit également une exemption fédérale pour le transport admissible entre les États autorisants.
Les juridictions d’origine et de destination conserveraient le pouvoir d’imposer des restrictions raisonnables concernant le moment, le lieu, la manière ainsi que la santé ou la sécurité publiques. La proposition ne doit donc pas être décrite comme une autorisation illimitée de vendre tout produit à base de cannabis partout dans le pays.
Comme le projet est en instance, ses dispositions relatives au transport n’autorisent pas actuellement une expédition. Les entreprises doivent différencier cette proposition législative du droit en vigueur et des développements distincts concernant classification fédérale du cannabis.
Surveillance de la FDA et normes des produits
L’article 7 indiquerait comment la Food and Drug Administration régule les produits à base de marijuana. Les produits répondant à la définition d’un médicament seraient traités comme des médicaments ; les cosmétiques seraient traités comme des cosmétiques. En ce qui concerne les aliments et les compléments alimentaires, le texte fait référence à l’autorité de la FDA comparable à son autorité sur les aliments contenant de l’alcool.
Les autres produits à base de marijuana seraient commercialisés sous une réglementation portant sur les tests de contaminants, les pratiques de fabrication, le marketing et les rapports post‑commercialisation, avec une attention particulière à la consommation chez les jeunes. Le texte présenté exige une réglementation dans les 180 jours suivant l’adoption et indique qu’il ne serait pas nécessaire d’obtenir une autorisation préalable à la mise sur le marché pour cette catégorie. Il n’exempte pas les produits pharmaceutiques de leurs exigences distinctes.
Le projet limite également les produits à base de marijuana commercialisés en combinaison avec certains médicaments, dispositifs, produits du tabac ou de l’alcool. La reconnaissance fédérale d’un marché du cannabis n’éliminerait pas la réglementation de sécurité propre à chaque produit.
Fiscalité et services bancaires
Les conclusions évoquent une taxe d’accise fédérale destinée à soutenir l’administration et la surveillance, avec un rôle pour l’Alcohol and Tobacco Tax and Trade Bureau. Cependant, le projet ne fixe pas de taux d’accise précis ni de mécanisme complet de perception. Un objectif politique mentionné dans les conclusions ne doit pas être présenté comme un programme fiscal pleinement mis en œuvre.
L’article 9 précise que les comportements conformes ne seraient pas soumis à la section 280E du Internal Revenue Code. Il traite également du trafic, de la confiscation et du traitement des produits des transactions conformes. Ces dispositions sont plus précises que la simple expression d’un soutien à une facilitation bancaire.
L’annonce de réintroduction des sponsors identifie les obstacles financiers comme une cible de la législation. Même si elle était adoptée, la proposition n’obligerait toutefois aucun établissement bancaire à accepter toutes les entreprises de cannabis comme client. Les contrôles de conformité et les décisions de compte des institutions financières resteraient pertinentes. Les entreprises ne peuvent pas invoquer de soulagement en se fondant sur un projet de loi non adopté.
Protections des jeunes et sécurité routière
La proposition conserve certaines protections fédérales, notamment des restrictions concernant la distribution aux personnes de moins de 21 ans, avec une exception pour la distribution médicale admissible. Elle exclut également les personnes qui emploient quelqu’un de moins de 18 ans dans les activités de marijuana répertoriées des exemptions principales.
L’article 8 prévoit une étude du Contrôleur général sur la légalisation et la sécurité routière, incluant les accidents, l’évaluation de l’atteinte, les normes d’essai des États et l’aide fédérale. Il s’agit d’une exigence d’étude du problème, et non d’une constatation selon laquelle la consommation de cannabis n’a aucun effet sur la sécurité au volant.
En quoi il diffère du MORE Act
Le STATES 2.0 Act se concentre sur la relation entre les politiques étatiques et la législation fédérale, la régulation des produits ainsi que les obstacles financiers et de transport. Il ne comporte pas de programme large d’effacement des dossiers ou de réinvestissement communautaire.
Le MORE Act propose un ensemble différent, incluant le déclassement fédéral, le soulagement des condamnations admissibles et des mesures de réinvestissement. Les projets de loi doivent être comparés à partir de leur texte réel plutôt que d’être traités comme des noms interchangeables pour la même réforme.
Que se passe-t-il ensuite ?
Le dossier pertinent à suivre est l’historique d’action du H.R. 2934 et tout texte amendé. Le renvoi en commission ne constitue pas une adoption, et le parrainage bipartisan n’établit pas de calendrier ni ne garantit l’adoption. Tant que la législation n’est pas en vigueur, ses protections proposées ne peuvent être utilisées comme autorisation pour entreprendre une activité autrement interdite.












